Paris, sous le Second Empire, retient son souffle. Le Tout-Paris des financiers, des journalistes et des fils de famille n'a qu'un nom à la bouche : Nana. Fille de Gervaise Macquart et de Coupeau, issue des profondeurs misérables de L'Assommoir, elle surgit sur scène, dénuée de tout talent, mais armée d'une beauté animale et d'un charisme destructeur.
Sous les feux des projecteurs ou dans l'alcôve de son hôtel particulier, elle règne en souveraine absolue. Elle est la Vénus blonde, le « monstre du plaisir » qui dévore les fortunes et broie les réputations. Les hommes se ruinent et s'humilient pour un de ses sourires, transformant leur désir en une religion absurde et coûteuse. À travers son ascension et sa cour, c'est toute une société corrompue qui se donne en spectacle, rongée par le luxe, l'appât du gain et les appétits les plus bas.
Mais au sommet de sa gloire, cette force de la nature porte en elle le germe de sa propre perte. Nana est bien plus qu'un roman sur une courtisane : c'est une fresque saisissante sur la puissance érotique et financière, un tableau clinique de la décomposition d'un monde à la veille de son effondrement. La fin, terrible et symbolique, est l'une des plus célèbres de la littérature.











