Le rayonnement de la Lituanie sur la planète des lettres a été le plus souvent le fait de Lituaniens émigrés. En France, on pense inévitablement à Romain Gary, né Roman Kacew, héros de la Deuxième Guerre mondiale et deux fois lauréat du prix Goncourt, dont l’immeuble natal, à Vilnius, est facilement identifiable par la sculpture du petit garçon à la galoche, inspirée de La Promesse de l’aube (1960). Ou, aux États-Unis, à Jonas Mekas, poète et cinéaste né à Semeniškiai et émigré à New York en 1949 où il mourut en 2019. Mais ce pays balte, à l’histoire complexe sous l’ombre du géant russe voisin, affirme ici son identité propre et libère sa parole en explorant les nombreuses ramifications d’une société en mouvement.











