Les nouvelles de Manuel García sont des étés prolongés : fenêtres ouvertes, draps froissés, sel sur la langue. On y retrouve la découverte, la fragilité assumée, le regard qui déshabille avant le mot, et la passion qui s’invite à table.
En maillot de bain met face à face un étudiant de vingt ans et le père de son ami, coach au torse large, barbe impeccable, « un simple slip blanc comme une provocation en plein midi ». À la cuisine, la chaleur soulève plus que les arômes : un sourire, une remarque innocente, une blague trop appuyée sur « la saucisse »—et soudain, les phrases ont une seconde peau. Entre rigueur des habitudes et audace du moment, quelque chose cède, doucement. Il suffit d’un plat spécial, d’un t-shirt qu’on enfile trop tard, d’un regard qui ne sait plus se retenir. Et le jour, d’un coup, bascule du côté du soir.












