« Si ceux qui veulent nous intimer le silence sont furieux contre nous, ce n'est pas pour nos crimes, mais parce que nous leur avons fait le plus terrible des affronts. Nous avons survécu. »
Elles sont 254, alignées sur les bancs des prévenues d'un procès extraordinaire. Des femmes de tous âges, de tous milieux, accusées d'avoir commis le pire au cours du Désastre. Parmi elles, il y a Lisenn Delors. Jamais on ne la soupçonnerait du moindre crime. Et c'est peut-être cela qu'on lui reproche le plus.
Pour la défendre, Rym Kettani, son avocate, replonge dans ses souvenirs de cette période sombre. Elle aussi y a survécu, mais le monde d'après semble encore pire.
Dans ce roman aux personnages profondément humains, Claudie O.Wetterwald nous confronte à nos propres dilemmes. Elle décrit avec finesse la fragilité d'une société quand survient le chaos et envoûte son lecteur jusqu'au mot fin.
Le destin de deux femmes qui devront lutter pour survivre au coeur du chaos. Une fresque bouleversante !
© 2026 Les éditions du Gros Caillou















gwenaelle
20/09/2026
de belles thematiques contemporaines dans un univers dystopique
JORDI
18/09/2026
Il y a parfois des romans dont on reconnaît toutes les qualités, qui nous font traverser énormément d’émotions, dont certaines scènes nous restent longtemps en tête… mais auxquels il manque pourtant ce petit quelque chose qui provoque le coup de cœur. Ce qui dort sous le camélia fait partie de ceux-là pour moi. Du jour au lendemain survient « le Désastre ». Plus d’électricité, plus de communications, plus rien de ce qui structure normalement nos existences. Lisenn, enceinte, se retrouve confrontée à cette nouvelle réalité alors que sa situation familiale était déjà loin d’être simple. Et c’est probablement Lisenn qui m’a le plus touché. J’ai énormément aimé tout ce que le roman raconte autour de la famille recomposée : les places difficiles à trouver, les blessures antérieures, la solitude, puis cette capacité à accueillir et protéger lorsque tout s’effondre autour de soi. Certains moments de solidarité sont magnifiques. Le Désastre m’a d’ailleurs inévitablement ramené, toutes proportions gardées, à la période du Covid. Ce moment étrange où, quasiment du jour au lendemain, notre quotidien a basculé et où il a fallu apprendre à vivre selon de nouvelles règles. Alors que deviendrions-nous si, cette fois, l’électricité, les communications et une grande partie de l’organisation sociale disparaissaient durablement ? C’est là que le roman devient particulièrement intéressant : l’épreuve révèle autant le meilleur que le pire chez les individus. Et Claudie O. Wetterwald ne ménage pas ses personnages. J’ai ressenti de la colère, de l’injustice, de la tendresse, de la compassion, parfois de l’horreur. Certaines scènes m’ont bouleversé, d’autres véritablement retourné. J’ai particulièrement aimé tout ce qui touche à la maternité, à l’avortement, au choix, à la solidarité entre les femmes et à ce que l’on est capable de faire pour protéger quelqu’un. Le titre lui-même, dont la signification se révèle progressivement, prend une dimension particulièrement belle et poétique. La construction est également très réussie. Malgré la longueur du roman, mon intérêt ne s’est jamais véritablement perdu, et j’ai particulièrement aimé la dernière partie autour du procès, où suspense et révélations viennent progressivement éclairer ce que l’on a lu auparavant. Alors pourquoi pas le coup de cœur ? Je crois avoir fini par comprendre. Je lis beaucoup de romans féministes et j’ai déjà rencontré, en littérature comme dans les séries dystopiques, nombre des thématiques explorées ici : violences faites aux femmes, contrôle du corps, maternité, avortement, sororité, rapports de domination et bouleversement des rapports sociaux lorsqu’un monde s’effondre. Même certaines mécaniques narratives ou cette opposition parfois très marquée entre figures masculines et féminines appartiennent à un imaginaire que j’ai désormais beaucoup fréquenté. Et c’est probablement là que se situe ma seule véritable réserve : je n’ai pas eu le sentiment de découvrir un territoire nouveau. Pour autant, Ce qui dort sous le camélia assemble tous ces éléments avec beaucoup d’intelligence. Il y a une vraie maîtrise de la construction, des personnages auxquels je me suis attaché et surtout plusieurs scènes dont je sais déjà qu’elles vont me rester. C’est finalement assez paradoxal : j’ai été emporté, surpris par certaines révélations, parfois profondément bouleversé… sans jamais ressentir ce fameux « waouh » que j’attendais peut-être aussi parce que j’avais énormément entendu parler du roman avant de l’ouvrir. Et ce n’est finalement pas le livre qui arrive trop tard. Il arrive peut-être simplement un peu tard dans mon propre parcours de lecteur pour devenir un coup de cœur. Cela n’enlève rien à ses qualités ni au plaisir que j’ai eu à le découvrir.
Jessica
13/09/2026
Coup de coeur
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