Une chercheuse craignant de devenir folle mène une enquête pour tenter de rompre le silence qui entoure la maladie de son arrière-grand-mère Elisabeth, dite Betsy, diagnostiquée schizophrène dans les années 1950. La narratrice ne dispose, sur cette femme morte avant sa naissance, que de quelques légendes familiales dont les récits fluctuent. Une vieille dame coquette qui aimait nager, bonnet de bain en caoutchouc et saut façon grenouille, dans la piscine de la propriété de vacances. Une grand-mère avec une cavité de chaque côté du front qui accusait son petit-fils de la regarder nue à travers les murs. Une maison qui prend feu. Des grossesses non désirées. C'est à peu près tout. Les enfants d'Elisabeth ne parlent jamais de leur mère entre eux et ils n'en parlent pas à leurs enfants qui n'en parlent pas à leurs petits-enfants. "C'était un nom qu'on ne prononçait pas. Maman, c'était un non-sujet. Tu peux enregistrer ça. Maman, c'était un non-sujet.'
Mon vrai nom est Elisabeth est un premier livre poignant à la lisière de différents genres : l'enquête familiale, le récit de soi, le road-trip, l'essai. À travers la voix de la narratrice, les archives et les entretiens, se déploient différentes histoires, celles du poids de l'hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle, d'une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets.
Prix littéraire du Nouvel Obs
Prix Essai France Télévisions 2025













Florence
04/02/2026
J’ai aimé ce livre, mais il n’est peut-être pas très adapté au format audio, en tous cas pour moi. J’ai fini de le lire au format ebook.
addictionauxlivres
29/01/2026
Je suis mitigée. C’est un livre intéressant et je salue le travail de recherche, mais le tout était assez confus notamment parce que la plume est décousue, ça part un peu dans tous les sens. Aussi, beaucoup d’intervenants, ce qui est bien du point de vue de la recherche (ou plutôt de la thèse….) mais on finit par un peu s’y perdre quand même. Les personnes sont nommées, on sait qui intervient dans ces entretiens mais c’était assez « pénible » ces noms à rallonge, avec des détails comme par exemple « celui qui la regarde nue à travers les murs (son petit fils) ». Avec les avis dithyrambiques, je m’attendais à autre chose et notamment à ressentir plus d’émotions, mais aussi à m’attacher aux « protagonistes » mais malheureusement, à part pour Elisabeth (qui est engloutie dans le récit par la recherche et par l’autrice) qui m’a vraiment peinée, je n’ai pas ressenti grand chose. Pour la narratrice, c’était juste un poil trop lent pour moi, mais cela ne dépend que de moi, j’aime quand la narration est moins lente. En vitesse 1,3x ça s’écoute très bien. En bref, c’était intéressant mais je n’en garderai pas un grand souvenir
jerbru
29/01/2026
« Comprendre ne résout rien » un beau texte à la fois documentaire et beau. J’ai trouvé l’écriture belle et fluide. Je recommande
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