Terres Âpres
IA Paul d'Arcens
Cet ouvrage fait 112 000 caractères, 19 500 mots, soit 92 pages au format papier.
Lucas a vingt-huit ans et une ferme en bout de chemin, en Ardèche. Ancien soldat, il a tout construit pour ne plus avoir à penser à autre chose — les murs, les chèvres, le silence. Et Raoul, le voisin, qui vient le vendredi soir et repart sans qu'on en parle.
Adil a vingt et un ans et une fin de peine à purger. L'administration le place là pour seize semaines, le temps de voir ce qu'on peut faire d'un gamin de Villeurbanne qu'on ne sait plus où mettre.
Ils n'ont rien à se dire. Ils apprennent quand même — le nom des chèvres, la façon dont l'orage arrive par le nord, ce que l'autre fait de ses silences. Et puis, un soir de pluie dans la grange, quelque chose bascule que ni l'un ni l'autre n'avait prévu.
Le placement dure seize semaines. L'après est moins certain.












