À 66 ans, Mathilde revient de
loin.
Une opération délicate, des
semaines de convalescence et l’impression persistante d’avoir franchi un seuil
invisible. Après une carrière d’enseignante, puis le temps de la retraite,
quelque chose vacille. Elle doit désormais apprendre à habiter autrement le
présent.
Pour comprendre où elle en est,
Mathilde explore ce qui l’a construite. Elle revisite certains épisodes
marquants de sa vie, fait remonter des souvenirs d’enfance mêlés de joies et de
blessures, et laisse émerger ses craintes, ses doutes, ses aspirations.
Mais
cette plongée dans le passé n’est pas sans danger. La nostalgie apaise autant
qu’elle entrave et Mathilde redoute de s’y perdre, comme sa mère avant elle.
Les mots deviennent alors un
refuge, puis une nécessité. Écrire pour essayer de mettre de l’ordre dans ce
qui déborde et transformer la mémoire en mouvement.
Dans ce cheminement intérieur, une
présence singulière s’impose peu à peu. Confidente silencieuse, témoin
immobile, Bella accompagne Mathilde dans ses élans, ses hésitations et ses
renoncements. À travers leur relation, la réflexion s’approfondit, se nuance,
s’ouvre.
Troisième vie est le récit sensible
d’une femme confrontée au temps qui passe, à la tentation du regard en arrière
et à la nécessité d’avancer. Un texte intime sur l’acceptation de soi, qui
explore les bifurcations de l’existence et interroge la possibilité, même
tardive, de choisir enfin sa propre destinée.





















