Om den här boken

Le 30 mars 1867, le gouvernement russe cédait augouvernement des États-Unis d’Amérique, moyennant une indemnité de 36 millionsde francs, le territoire d’Alaska, ou l’Amérique Russe...

A peine entrés en possession de l’Amérique russe, les Yankeessongèrent à en tirer un meilleur parti que ne l’avaient fait leursprédécesseurs. L’idée d’abandonner à une compagnie de marchands le monopole ducommerce, comme les Russes l’avaient fait, et comme les Anglais en avaientdonné l’exemple en pareil cas, était antipathique aux habitudesaméricaines : tous les hommes de bonne volonté devaient être libres des’établir, de commercer, de travailler à leur gré sur un territoire appartenantà la confédération. Le cabinet de Washington avait négocié le traité de cessionbien moins pour faire rentrer dans l’Union une partie du continent que parcequ’il était fermement convaincu de la supériorité des efforts individuels enmatière de colonisation. Telle contrée qui reste à peu près stérile entre lesmains de possesseurs privilégiés devient fertile, disait-on, lorsqu’elle estouverte aux actives compétitions d’une immigration libre. Pour assurer lesuccès de cette politique libérale, pour attirer promptement les colons, ilétait indispensable que les ressources du nouveau territoire fussent d’abordbien étudiées. A cet effet, en se mit à rechercher dans les récits de voyages,dans les documents publiés en Amérique et en Europe, tout ce qui intéressait leterritoire d’Alaska, et l’on se vit bientôt plus riche en informations qu’on nel’aurait supposé au premier abord. L’exposé que nous allons faire résume ce queces recherches apprirent de plus important.

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