Ce livre n’est ni un mode d’emploi, ni un traité « psy ». Considérée comme suicidaire, l’auto-destruction fait peur ou fascine. Elle incite à reproduire, par des mises en scène, un idéal d’équilibre. Mais c’est aussi au nom de la survie, qu’une obsession gestionnaire de la conservation impose son austérité et finit par transformer le monde en un vaste musée. Comment manifester alors une esthétique de l’auto-destruction, sans passer pour un cynique ou un nihiliste ? Pourtant, le sens se joue dans les multiples mouvements de la destruction, dans ces jeux de miroir sans fin, où les images de l’harmonie se dérobent à l’intentionnalité qui semblait les animer. Auto-détruire n’est pas faire mourir. C’est le rythme même du jeu du sens.
Revue Amplitudes : #3 Mémoires de train
Henri-Pierre Jeudy, André Morel, Claude Harmelle, Benoît Vincent, Karine Stebler, Bernard Kalaora, Louis Gabriel Gauny, André Machayekhi, Jean-Paul Kauffmann, Marc Abélès, Jean Lebrun, Patrick Baudry, Maria Claudia Galera, Philippe Herr, Alice Carabédian, David Béguinot, Gérard Collin, Didier Albisser, Joël Hauer, Éric de Joinville, Michel Müller, Pierre-Yves Soucy




