Elle a fui le prince qui la possédait corps et âme. Au couvent, une jeune fille jure de le sauver.
Princesse par un mariage qui a fait scandale dans toute l'Europe, Stéphanie d'Armatt quitte la cour en secret et vient frapper, vêtue de noir, à la porte d'un vieux monastère de la frontière. Elle fuit le prince Paul, un séducteur au visage de Christ et de dieu Pan, qui a fait d'elle l'esclave de ses désirs. Pour la guider, on lui confie Madeleine, une jeune postulante, ancienne orpheline au regard qui lit dans les âmes.
Entre les deux femmes naît une amitié brûlante. Mais lorsque Stéphanie confie son passé, Madeleine n'a qu'un mot : « Il faut le sauver. » Pendant ce temps, au bord d'un lac alpin, le prince s'étourdit auprès d'une danseuse de music-hall aussi jalouse que violente. Prière contre tentation, extase contre volupté : un drame se prépare là-bas, et la plus innocente des trois va bientôt franchir la porte du couvent.
Romancier à succès et membre de l'Académie française, l'auteur des Demi-vierges signe en 1927 un roman audacieux où la ferveur mystique et la passion charnelle se répondent sans cesse. Pour les lecteurs de Mauriac, de Bernanos et des grands romans de l'âme tourmentée.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Né à Paris en 1862, Marcel Prévost passe par l'École polytechnique et travaille d'abord comme ingénieur dans les manufactures de tabac avant de se consacrer aux lettres. Peintre subtil de la psychologie féminine, il connaît le succès dès Le Scorpion (1887), puis le triomphe avec Les Demi-vierges (1894), dont le titre est passé dans la langue. On lui doit aussi Lettres de femmes, Les Vierges fortes et les Lettres à Françoise. Élu à l'Académie française en 1909, il dirige La Revue de France de 1922 à 1940. Il meurt en 1941.











